En effet, jusqu'ici, je devais me contenter soit d'un établi pliant soit de quelques heures hebdomadaires dans l'ancien atelier de mon père. J'ai donc décidé de m'équiper à domicile.

L'installation s'est déroulée en trois phases: vidage de la cave qui avait accumulé 30 ans de trucs divers, préparation du local et installation du matériel.

Le vidage n'a pas été une mince affaire. Entre meubles, vieux matériaux de constructions, ferrailles diverses, pots de peinture sans âge et matériel de puériculture ayant supporté trois enfants, j'ai vidé, jeté, trié, donné et déchetterisé pendant trois semaines. Ce n'est qu'après ce travail que j'ai enfin pu y voir clair.

Pour préparer le local, j'y ai amené l'électricité et la lumière. Le tout est connecté à un tableau électrique indépendant afin de pouvoir couper complètement le courant lorsque je ne suis pas là, la cave étant située juste en dessous des pièces d'eau de la maison. Je ne voudrais pas transformer les toilettes en chaise électrique... J'ai également colmaté quelques fuites et rajouté une fenêtre sur un trou d'aération qui n'a plus lieu d'être depuis qu'on a abandonné le chauffage au fioul au profit des granulés bois.

Je me suis alors attelé à la réalisation de l'établi constitué de planches d'OSB de récupération boulonnées sur une armature en tubes d'acier carrés soudés à l'arc. Cela m'a permis au passage de m'initier à cette technique très efficace.

Côté équipement, outre de nombreuses étagères de rangement, j'ai opté pour l'essentiel: un bon étau, une perceuse colonne, le classique outillage électro-portatif (perceuse, défonceuse, scie sauteuse, ponceuse excentrique, disqueuse, scie circulaire...) et les outils de base (limes, scies, clés, marteaux, tournevis, etc.) Seule petite folie, un poste à arc de type inverter, infiniment plus efficace que l'énorme antiquité qu'utilisait mon père.

Plus qu'un simple atelier, c'est véritablement une nouvelle pièce de la maison qui a vu le jour, dans laquelle je passe déjà trop de temps aux dires de ma compagne...