Pour les disques de rotation en altitude, afin de trancher avec le bleu et le noir du télescope et de la base, j'ai opté pour le doré. Hommage discret à un autre franc-comtois de naissance, Victor Hugo, qui écrivait dans Booz endormi:

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l'œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.

Comme quoi on peut être astronome amateur et avoir fait ses humanités.

Pour bien montrer la structure en ficelle voici un cliché du télescope tout nu:

Et, à la même échelle, le même replié avec les barres de tension et de collimation posées devant:

Enfin, un plan rapproché du télescope replié dans la fourche mais sans le couvercle:

On voit les disques de rotation en altitude posés sur l'anneau secondaire ainsi que les ficelles casées dans la boîte. On voit qu'elles restent attachées à leurs pitons pendant le transport, il n'y a donc pas besoin de marquer leur place. Il faut avouer que caser les ficelles dans l'espace exigu de la boîte lors du rangement n'est pas très aisé!

L'ajourement au centre des diques de rotation sert à laisser passer les "bob knobs" de collimation du secondaire tandis que les divers trous dans leur circonférence s'enfilent sur les têtes des pitons de fixation des cordes.

Tout tient donc dans une boîte de 34,5 x 34,5 x 20 cm avec tous les accessoires: visserie, pare-lumière, chaussette, chercheur, ventilateur et contrepoids. Le tout pèse un peu moins de 11kg. Les oculaires restent à l'extérieur.

J'ai donc remporté mon pari de faire un télescope transportable avec un bon diamètre et une formule je 'espère un tant soit peu original. Que de chemin parcouru depuis mes premiers croquis sur un coin de cahier!