Construction de la table équatoriale
Le 07/03/2008 dans La table équatoriale
Maintenant que nous disposons d’un magnifique télescope, nous voilà confrontés à un nouveau problème : le suivi, qui nous permettra de compenser le déplacement apparent du ciel dû à la rotation du globe terrestre et donc du télescope qui est posé dessus. La table équatoriale y apporte une solution simple et élégante.
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Principe général
Imaginée il y a quelques dizaines d’années par Adrien Poncet, la plate-forme équatoriale a plusieurs avantages. Elle est légère et compacte, donc très facile à transporter. Elle s’adapte facilement à un Dobson ou tout instrument optique qu’on voudra poser dessus, est facile à entraîner sans erreur périodique, a une grande stabilité intrinsèque, est très peu chère. Contrairement aux altazimutales, elle ne demande pas un ordinateur pour être commandée. Contrairement aux montures allemandes, elle ne nécessite aucun contrepoids et permet de garder l’oculaire facilement accessible. Et elle est de plus facile à réaliser.
Elle a des inconvénients. Elle ne peut guère assurer plus d’une heure de suivi avant une réinitialisation et elle est difficile à équiper ce cercles divisés. De plus elle est moins évidente à autoguider et mettre en station précisément.
La table équatoriale est donc une excellente solution pour l’utilisation d’un télescope en visuel ou en photo planétaire, mais pas très adaptée à la photo longue pose du ciel profond à longue focale.
Une table équatoriale est au final un cône tournant autour de son axe dont on a enlevé toute la partie supérieure. Il reste un palier au sommet du cône qui sera le palier sud de la monture équatoriale, un secteur tournant sur deux galets formant le palier nord et un plan sur lequel on pose les instruments d’observation. Un des galets est motorisé et permet de suivre le mouvement des étoiles. L’axe, qui devient virtuel, est la perpendiculaire abaissée depuis le sommet du cône vers le plan du secteur.
Nous allons donc construire un plan qui recevra l’instrument, une rotule sud et un secteur nord fixés à ce plan et une base portant un palier sud accueillant la rotule, un galet nord libre et un autre motorisé supportant le secteur nord. Je suivrai pas à pas la construction d’une plate forme réelle et je donnerai dessins et images pour expliquer l’ensemble de la construction.
Le modèle proposé peut convenir pour un télescope entre 200 et 300 mm de diamètre.
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Vincent Becker
Bonjour,
En effet, plus le plan du secteur est proche de la bille plus son rayon est petit puisqu'il s'agit du plan coupant un cône ayant pour sommet la bille, l'angle du sommet du cône dépendant de la latitude du lieu d'observation. Ici la construction est simplifiée par le fait que le sommet du cône a un angle de 90° (2x45°).
Concernant les deux valeurs de rrayon différnetes il s'agit d'une faute de frappe que je corrige de ce pas :)
prat
Bonjour,dans le but de vérifier si cette table était capable de recevoir mon télé de 200 mm ( construction amateur ),j'ai déterminé son centre de gravité: il est situé à 391mm au-dessus de sa base reposant sur la planchette.Pouvez-vous , svp, me dire si le cdg est trop haut et dans ce cas, quel contre-poids faudrait-il rajouter sur la table pour compenser ? Merci.
Nota: le poids de l'ensemble est de 22.6 Kg (c'est du costaud).
Cordialement
Guy Prat
Vincent Becker
Bonjour,
La difficulté pour vous répondre est que, l'axe de rotation de la table étant incliné à 45°, la position de celui-ci par rapport au centre de gravité du montage optique dépend de la position de ce dernier sur la table elle-même.
Ceci dit, avec un téléobjectif de 200mm, les masses en jeu sont faibles et donc le balourd éventuel aussi. Ca n'aura à mon avis pas d'influence, ne vous en souciez pas. Si vous y mettiez un télescope de 15lg ça serait une autre histoire.
Jetez aussi un oeil à la table à deux secteurs:
http://www.astrosurf.com/magnitude78/TelStrock/planche.html
Le gros avantage de ce concept est que, en faisant varier le diamètre des secteurs à la construction, vous pouvez placer l'axe de rotation où bon vous semble sans influer notablement sur les dimensions de la table.
prat
Bonjour,je suppose que vous vouliez écrire 15Kg.
Si c'est le cas je risque d'avoir des pb car, comme je vous l'ai dit, l'ensemble pèse 22.6 Kg.Je serai sans doute obligé de lester la table.
Je connais la table de Pierre Strock et nous avons déja échangé des courriels.J'attends quelques infos supplémentaires de sa part.
Je pense que la votre est mieux placée pour la reprise des efforts au niveau du galet d'entrainement (2 roulements, le galet ne reprenant aucun effort).Cette solution est transposable au Strock en utilisant des roulements à aiguilles.
L'utilisation d'un moteur de suivi de chez "l'astronome" facilite énormément la réalisation notamment pour l'étage de réduction.C'est un progrès énorme.
Cordialement

prat
bonjour,juste un commentaire concernant le rayon de courbure du secteur : si j'ai compris le mode de construction, le rayon dépend du positionnement du plan
par rapport à la tige.Plus la tige (bille) dépasse du plan et plus le rayon est petit.Dans les textes ,on peut lire une fois 375 mm et une autre fois 400 mm.Il doit s'agir de 2 constructions distinctes.
Je vous poserai sans doute d'autres questions car je suis séduit par cet appareil.Je possède un Newton de 200 mm et ce serait là un moyen de le valoriser.
Cordialement
Guy Prat
13127 VITROLLES